APPENDICE AU CHAPITRE III
N° 1.--Conseils d'Ovide.
Ovide, _Art d'aimer_, livre I. «Quel amant un peu habile ne joint point
aux tendres propos de doux baisers? Si on ne lui en donne point, qu'il
s'en prenne à lui-même. D'abord la belle l'appellera méchant, mais en
résistant elle désire sa défaite.
«Prenez garde seulement de blesser par de brusques caresses ses lèvres
délicates. Après un baiser pris, si vous ne prenez pas tout le reste,
vous méritez qu'on vous refuse même les faveurs qu'on vous a accordées;
car une sotte timidité a pu seule vous arrêter.
«La violence plaît aux belles. Ce qu'elles veulent donner, elles aiment
qu'on le leur ravisse. Toute femme prise de force, dans un mouvement
passionné, s'en réjouit et rien ne lui est plus doux.
«Mais si, lorsque vous pouvez la prendre d'assaut, vous la laissez se
retirer intacte du combat, son visage en exprimera la joie, mais la
tristesse sera dans son coeur. Quand la force triomphe d'une belle,
c'est qu'elle l'a bien voulu.»
N° 2.--Le docteur J. Guyot.
VIIIe méditation. «La meilleure condition pour le mariage, c'est l'amour
réciproque.
«S'il n'existe pas chez la femme, l'homme pourra le créer par l'art
qu'il apportera dans ses caresses.
«La femme, dans la première jeunesse, est toujours moins ardente et plus
faible que l'homme; les apparences contraires viennent, le plus souvent,
de ce que la fonction sensoriale reste inachevée chez la première.
«La lune de miel est un temps d'ivresse donné par la nature aux époux
pour se comprendre et s'accorder sur la satisfaction normale et complète
des besoins du sens génésique.
«La volupté a cela de particulier qu'elle résulte, pour chacun des deux
époux, principalement de celle qui est éprouvée par l'autre.
«Quand on lui a donné sa direction naturelle, l'exercice régulier et
normal du sens génésique devient un besoin fonctionnel essentiel à la
liberté du cerveau, à la paix du coeur, à la santé du corps.»
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